Histoire d’une auto-stoppeuse bidon.

une voiture qu'elle à de la gueule !
une voiture qu’elle à de la gueule !

Comme ça fait longtemps, que je vous ai pas raconté une de mes histoires extraordinaires qui me sont arrivées et dont vous aimez tant vous délecter; en voici une longue mais qui vaut la peine d’être lue. Installez vous, je vais faire un petit pissou et j’arrive.

« L’histoire se déroule un soir de septembre dans le Rhône. Sébastien, un jeune homme, venu de l’est de la France pour vendanger le beaujolais  s’en retourne  du lavomatique où il a passé une partie de la soirée à laver ses vêtements de travail. Il est tard, la nuit s’avance, le garçon est seul dans sa voiture. Il roule tranquillement vers sa destination : la maison de l’exploitant agricole qui l’héberge. Les journées des vendangeurs, sont difficiles et les semaines… très longues. Le jeune ouvrier est fatigué, tout en conduisant, il repense aux dernières aventures et mésaventures vécues les jours précédents avec ses nouveaux amis, venus comme lui, pour la vendange. Il monte le son de l’ autoradio pour se tenir éveillé. La semaine à été très riche en émotions, ce soir là, il à décidé de ne rien faire d’autre que laver benoitement son linge et rentrer se reposer. Quand soudain ! En plein milieu de nulle-part ! sur cette petite route de campagne peu fréquentée ! surgit un jeune garçon ! C’est un auto-stoppeur ! du-moins… c’est-ce que croit le conducteur car en réalité….
« Eho Pierre ! Tu fais quoi là ? T’es en train de raconter mon histoire extraordinaire…  non mais c’est pas possible tu peux pas partir pisser cinq minutes sans qu’un vieux prenne ta place ici ?
— Pardon monsieur, j’ai vu une chaise libre alors je me suis dit…
— ouais bon ça va, j’ai pas besoin d’une vieille vedette pour raconter mes vieilles histoires !
— Mesdames, messieurs, la machine à laver vedette aux prix exceptionnel de 499 euros !
— Bon Pierre Bellemarre maintenant tu te barre ! »

(J’avoue, il m’arrive d’avoir honte de ma propre écriture)

Bon, je reprends mon histoire, en plus y m’a tout salopé mon siège, c’est pas beau de vieillir. Je nettoie et je suis à vous, vous avez qu’à vous préparer un café ou un thé ou en attendant.

Alors voilà, c’est arrivé à peu près à la fin du dernier millénaire. j’étais en vendanges dans le Rhône et ce soir là j’ avais décidé de pas prendre de risques parce que les soirées précédentes avec mes copains du moment avaient été quand même un peu sauvages.
Alors ce soir là je me suis contenté d’aller laver mon linge, tout seul, avec ma petite voiture, sans parler à personne et en évitant toute provocation où tentation de quelque nature avec la noble arrière pensée qu’en rentrant assez tôt, j’aurais pu gauler discuter tranquillement une gentille petite vendangeuse de ma connaissance qui dormait dans ma chambrée.
Je roulais, gaiement sur les petites routes de campagne, mon balluchon de linge nonchalamment posé sur le siège arrière de ma  splendide Renault quatorze (car oui la Renault quatorze a bien existé,)  quand tout à coup, j’ai vu une silhouette sur le bas coté, le pouce en l’air un peu comme quelqu’un qui ferait du stop et qui espèrerait monter dans MA voiture par exemple. Alors, j’ai ralenti, contrariant ma première intuition prendre mes roues à mon cou. je l’ai toisé un peu et comme il avait l’air d’un adolescent sans histoire, j’ai pas eu le cœur de le laisser galérer dans la nuit -j’étais [magnanime] à l’époque-  alors, je me suis arrêté pour le charger :
« Monte garçon !
– Bonjour, cet après midi je suis partie de chez moi parce que ma copine était complètement hystérique elle voulait me tuer, alors j’ai roulé… roulé et j‘ai planté le quatre quatre dans un champs, tu peux me ramener chez moi ?
– Oooops pardon madame… heu… je vous avais pris pour un garçon… heu
– Je sais, je suis très androgyne… » Alors, je ne sais pas si c’est le ton de sa voix quand elle a prononcé le mot « androgyne »,  l’histoire qu’elle venait de me raconter où tout simplement mon aptitude naturelle à flairer les situations à emmerdes mais à ce moment là, il y à eu comme une petite voix dans l’habitacle qui a murmuré une phrase sibylline, genre « ça sent les emmerdes » .
Vous je sais pas mais moi,  quand je sens une situation à risques se présenter et que mon instinct de survie, car j’en ai un quelque part, me somme de prendre mes jambes à mon cou eh bein je fonce droit dedans juste pour vérifier que mon intuition est bonne, où peut être pour avoir une histoire à raconter plus tard. Sur ces entrefaites (oui j’ai décidé de mette un quota de langage châtié dans mes billets)  elle m’explique que sa moitié est « très belle mais un peu fêlée et surtout c’est une furie jalouse avec des tendances meurtrières »  et me promet qu’en arrivant elle me fournira de l’essence parce que pour dire la vérité, je suis presque à sec et son bled paumé est vachement loin, histoire d’en rajouter au scénario souviens toi l’été dernier.

[afin d’écourter un peu l’histoire, je préfère vous faire grâce de la narration des quelques quarante-cinq kilomètres de Co-voiturage avec ma nouvelle amie masochiste et dépressive.]

On s’est donc retrouvés à pétaouchnock les galettes et j’ai garé ma superbe caisse pas trop loin de la maison mais pas trop près non plus parce que Josiane m’a conseillé de me garer pas trop près et dans le sens de la route pour être prêt à repartir rapidement. Vous devinerez jamais qu’est ce qui est sorti de la maison (de la grange) à ce moment là : un petit être tout charmant, tout mignon, comme un elfe auquel il ne manquerait que les oreilles pointues, en même temps, difficile de savoir car on était garés   trop loin et c’était la nuit. Alors moi, avec mon naturel  plutôt arrangeant et héroïque , j’ai dit à deeper underground de rester dans la voiture et que j’allais calmer le petit lutin craquounet tout en n’écoutant prenant soin de ne pas écouter ses suppliques « n’y vas pas malheureux, c’est le diableu » . Alors j’ai foncé droit vers elle (la belle) doum doum doum chabada bada chabada bada et c’est que au moment où je suis arrivé à la  porté de poupinette  que je me suis aperçu qu’elle fulminait des naseaux, remuant d’un rythme régulier la nageoire dorsale (appelée aussi aileron)  tout en grattant la terre du sabot (le droit je crois) tout en, nonobstant sa fragilité toute féminine (ça c’est bon pour le quota), décrivant du bras droit, un mouvement concentrique, prête à jeter la bûche qu’elle tenait en main à la tronche du premier quidam venu.
Il m’a fallu déployer des trésors de charme et de diplomatie pour la ramener à la raison. Enfin, je crois que ça s’est passé comme ça . Enfin, j’suis pas tout à fait sûr, une partie de ma mémoire est en train de me rappeler que j’aurais plutôt tendance  à me la raconter.

Alors ça s’est passé comme ça en vérité (y parait) : une fois la voiture garée,  jojo et moi on est pas descendus tout de suite et personne n’a pété pendant les cinq minutes qui ont suivi, c’est important de le souligner, c’est une image pour exprimer le fait  qu’on a vite serré les fesses parce que, le petit lutin cracounet (ça c’est vrai, j’aurais bien fait un échange de passagère) qui était en train de couper du bois à la scie à ruban, en manipulant des grosses bûches que je me demande encore aujourd’hui comment y faisait avec ses minuscules bras de gonzesse…  bein y s’est mis à hurler pour de vrai tout fort et tout vite, un mot relativement long qui ressemblait à : AHOUKTETENCOREPAVULAJOURNEETARRIVEAVEJEUNHOMFORMANTAUDEMERANTRENTLAMAISONTRANGLERSALOPE (c’est dingue comme une nana hystérique sait compacter les phrases pour en placer le plus possible en un temps record) ! Alors moi j’ai dit à josi « sors de la voiture je crois que c’est pour toi » alors elle est sortie, et est allée vers poupinette qui tenait vraiment une grosse buche à la main en beuglant encore mais en version décodée  : « Ah bein, ça va, je te vois pas de la journée et maintenant t’arrives, comme ça l’air de rien accompagnée d’un jeune homme… -tout en se tournant vers moi pour ajouter avec son plus joli sourire- fort charmant au demeurant (merci madame) alors maintenant, tu rentres à la maison où je vais t’étrangler salope ! » et tout en disant ça elle a jeté la bûche à la tronche de Josiane,  c‘était un beau lancer mais elle a raté, et puis elle est retournée vers le bûcher pour recharger en munitions et s’est mise à  bombarder sa douce et tendre qui essayait de s’expliquer timidement tout en saignant nonchalamment. Alors moi à ce moment là, je suis resté près de la voiture en me disant quelque chose comme : après tout c’est leurs bûches elles font ce qu’elles veulent avec, c’est vrai quoi, elles les ont payées, tout en me pensant que ça commençait à sentir pas  bon cette histoire. Jusqu’à un moment où j’ai supputé (quota…)   que lolita allait bien finir par blaster jojo et moi j’aurais toujours pas d’essence alors j’ai tenté une approche tout en délicatesse  pour essayer de calmer la schwarzennegirl.

Comme elle a bien calculé mon entrée dans la zone de tir shwarzepoupinnette s’est stoppée  brutalement dans sa lapidation (tiens ça m’inspire une intro en gospel : Oh lapidée… Oh lapidéééée, etc.) pour rabrouer sa  douce sanguinolente sous un autre angle :  « tu vois le spectacle que tu offres à ce jeune homme ? Jeune homme fort charmant au demeurant,  (merci madame) (je peux avoir mon essence et partir maintenant ?)  jeune homme, vous pouvez partir s‘il vous plaît ? nos histoires ne vous regardent pas. » faut que je précise que toute énervée qu’elle était son phrasé devenait très   classieux lorsqu’elle  s’adressait à moi, un peu comme si elle avait une cuillère en argent coincée quelque part. Alors sa copine androgyne en a profité pour y glisser en un mot (le coup de la phrase compacte ça marche aussi quand elles ont peur visiblement) qu’elle est tombée en panne avec la Quatreu-Quatreu,  que je l’avais gentiment prise en stop et qu’elle allait me « mettre l’essence de la tondeuse » où je sais pas quoi pour que je puisse repartir et moi j’ai ajouté « c’est vrai madame » (je suis gentil, me tuez pas madame Satan)  et Carrie à renchérit « ouais c’est ça et vous arrivez à deux heures du matin tout sourire (c‘est vrai qu‘on rigolait), avec ce jeune homme (devinez la suite) (gagné ! Merci madame…) et moi je devrais avaler ton histoire ? Va lui chercher son essence ensuite tu rentre à la maison et je te tue, je t‘attends à la cuisine avec un couteau » .

coupons la poire

Moi j’ai décidé que cet arrangement me convenait très bien, content que la situation trouve un dénouement favorable alors je suis retourné à la voiture pour ouvrir mon réservoir en attendant que la condamnée  revienne avec son bidon d’essence dont j‘ai pas tardé à enfourner le bec verseur dans la bouche avide de mon bolide affamé. Pas assez rapidement…malheureusement;  un demi litre plus tard, furia ressortait  de la maison brandissant un couteau de cuisine pour se diriger vers la pré-morte d‘un pas décidé (j’vous jure que c’est vrai). Alors là, dilemme : surveiller la scène et éventuellement voler au secours de Josiane et risquer de mettre quelques gouttes  du précieux carburant à coté où me concentrer méticuleusement sur ma tâche ? Pragmatique, je choisis la deuxième solution ; pourquoi risquer de sacrifier deux vies quand on à la quasi-certitude de sauver la sienne ?

L’essence –tous les liquides je crois– a tendance à couler vachement plus lentement dans les situations d’urgence, fort heureusement,  Arnold aux mains d’argent s’est interrompue dans sa course pour faire une petit speech conclu par « je vais t’étrangler salope ! » à miss steak-haché 1996 avant de la débiter en jambonneau et autres amuse-bouche (au passage, force est de constater que la demoiselle était un rien déséquilibrée ; on étrangle pas les gens avec un couteau) et j’ai donc le temps de reboucher mon réservoir,  de le fermer à clef, de m’essuyer les mains  et d’attraper mon auto-stoppeuse par le bout de je ne sais quelle partie de son corps pour l’amener à la voiture juste au moment de la charge fatale, c’était moins une comme dans les films. Bein bref, j’ai sauté dans la voiture moi aussi et j’ai démarré en lui disant que j’allais l’emmener un petit peu plus loin le temps que l’autre se calme. Un fois lancé à cent-soixante, l‘œil rivé au rétro afin d‘être sûr que chucky n‘était pas en train de courir derrière la voiture, je lui demandé si elle savait où aller. Elle à dit qu‘on pourrait aller boire un coup au village plus loin en ajoutant « alors, tu vois, je t’avais prévenu !  — non, tu m’a juste dit que c’était une furie » et on a fini dans un vague café de village, à l’heure de la fermeture boire un café pour se calmer, sous l’œil méfiant du patron et elle à eu le mot de la fin qui ressemblait à « j’en ai marre des femmes, je crois que je serais mieux avec un beau petit mec » et je me suis enfui.

Moralité :  porter du linge sale c’est pas gênant en fait.

————————————————–
Pour la petite histoire, j’ai vraiment eu une Renault 14, achetée d’occasion (pour ne pas dire épave) à un alsacien qui mériterait à lui seul un billet personnalisé. Bref, Ce qui était vraiment amusant c’est qu’à l’époque j’avais des copains qui venaient du Portugal et de l’est, ils étaient fascinés par cette voiture, car il n’y en avait pas chez eux, il n’y avait que des banales clio. et n’hésitez pas à visiter le forum de la renault 14 !

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29 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Mais quel conteur tu es Sebastien! Quel suspense et quel humour! 😉
    T’arrêtes pas de t’attirer les emmerdes! Achète toi une R22 et t’auras les flics sur le dos! ça existe pas les R22, mince!

    1. Confidence, j’aurais aimé avoir une renault 17, je trouve que cette bagnole a de la gueule, une gueule bizarre certes mais j’aime ! (la tehon) mais tiens toi bien, je suis passé à citroën. Non pas la BX, bon j’ai bien failli craquer pour une BX bordeaux, parce que la BX c’est quand même une voiture qui à hum un style bien à elle ! Une SM m’aurait bien fait plaisir aussi mais l’animal est rare…
      Renault 17 photo3

      photo

      photo2

      Citroen sm photo

        1. ou une De Lorean…
          t’as été trop rapide pour répondre, j’ai juste eu le temps de rajouter les liens de photos.

          De lorean

          1. T’as quoi lors comme citroên? Une doche?

          2. Non, j’avais trouvé une chouette deudeuche de mille neuf cent cinquante et quelque chose, genre qui déchire, seule problème : complètement pourrie. Alors j’ai une xsara… comme dans la chanson de Goldman « Elle s’appelait Xsara elle n’avait pas huit ans… commmmeuuuu toaaa » (je sais)

      1. La SM me fait penser un peu à la DS, non ?

        1. En vachement plus cossue quand même. Je suis monté dans une SM quand j’étais petit, je me pissais dessus. fin bon j’étais petit hein. Je me demande si je ne vais pas faire une rubrique voitures de kéké sur mon prochain blog…

          1. Très bonne idée! 😉 N’oublie pas ton alèse!

  2. gaïa dit :

    A reblogué ceci sur nadia bourgeoiset a ajouté:
    Si vous voulez passer un moment de détente extra pendant ce 14 juillet, c’est le moment d’embarquer dans la r14 pour un trip de folie

  3. gaïa dit :

    Wouah ! J’adore ! Je suis fan de tes histoires d’auto stop. Tu es fait pour les road movies déjantés. Je suis encore morte de rire. Ca me donne une de ces patates ! Je reblogue l’ami. Il faut partager ça 😉

    1. Meci Nadia pour ton commentaire et pour le reblog, ça fait plaisir, d’ailleurs, ce soir, je crois que je vais manger des patates tiens…

      1. gaïa dit :

        A ta santé ! Euh… Je veux dire bon appétit ! 😉

  4. Morte de rire : 😀 !!!! oui y a pas à dire, la vraie life, cà dépasse la fiction 😀

    1. je pense avoir une sorte de don pour attirer ce genre de situations. toujours aussi heureux de te voir passer dans le coin. au fait tu as vu le film ? :+)

      1. ah oui ? à ce point ? euh, remarque, quand on repense à ton bulletin de début d’année 😉 …
        Merci 🙂 ! bah quoi, je ne vais surement pas m’empêcher d’aller lire tes dernieres histoires ! non mais ! 😀 Pour le film, non, toujours pas réussi, mais en revanche je suis allée voir « Grand Budpest Hotel et bulletin en préparation :-).

        1. J’attends les critiques sur ton blog !

  5. Biancat dit :

    Oh punaise je suis morte (mais bon, moi c’est de rire, ouf), avoir une aventure pareille, en plus en Renault 14, ça ne s’invente pas 😀

    1. ça c’est clair même moi j’aurais pas pensé à inventer cette histoire !

  6. Où l’expression « laver son linge sale », au propre 😀 comme au figuré, prend tout son sens!

    1. excellente remarque, je n’y avais pas pensé. Qu’est ce que je ferais sans toi gentil coquelicot ?

  7. Sébastien, si tu n’existais pas, il faudrait vraiment t’inventer et très très vite ! A l’heure qu’il est, j’ai failli m’étrangler avec ledit thé, que tu nous a conseillé de boire, ce qui aurait augmenté le nombre de pré-mortes….
    La crise de fou rire va me tenir probablement éveillée les cinq prochaines heures 😀
    Alors, je te remercie pour ce bonheur de ton humour inimitable, de ta plume allègre, et suis prête à écrire à l’éditeur de ton choix pour qu’il publie tes billets.
    Je reviendrai relire, c’est le meilleur remède contre : la crise mondiale et financière, les élections municipales, l’invasion des mites alimentaires et autres catastrophes qui s’abattent sur ce monde gris.
    Salut, le bienfaiteur de l’humanité, je te lance sur mon mur FB

    1. je reçois ton commentaire avec beaucoup de plaisir et de tendresse, merci chère oiselka de nuit.

      1. Merci à toi, je continue à rire comme une folle 😀
        Belle nuit, l’Artiste

        1. J’en suis heureux. belle nuit à toi aussi.

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