Le jour où j’ai compris pourquoi les filles grignotaient tout doucement quand on les invitait à becter

9001687-bouche-de-jeune-femme-la-fraise-rouge-recouvert-de-sucreAlors voilà, ça se passe à l’époque où j’étais jeune et que je savais déjà pas trop quoi faire de ma vie. Le jour là, il faisait chaud, il faisait blond, je sentais bon le chacal qui marine sous le soleil du jura : je faisais du stop. Le stop, c’est sympa, on rencontre toutes sortes de personne, comme vous allez voir…

Donc, je faisais du stop, dans la position classique de l’auto stoppeur qui souhaite se faire charger par un gentil automobiliste, j’avais le pouce levé et j’essayais d’avoir l’air le plus sympa et le moins puant possible.

Alors  Gérard s’arrête sur le bas coté : « j’ t’ emmène où » « Arbois s’il vous plait monsieur »  » bien, c’est sur ma route », introduction somme toute classique en la matière d’auto-stop. Je m’installe dans l’Opel tigra de gégé qui me dit salut moi c’est Gérard mais ça vous le savez déjà si vous avez lu cet article dans le bon sens, enchanté moi c’est Sébastien blablabla.

Alors au passage, si vous ne savez pas à quoi ressemble une Opel tigra, en résumé, c’est une sorte de voiture à pédales mais avec un  moteur, un peu comme une smart mais avec un coffre pour ranger les barquettes de fraises… bref, une bagnole de gonzesse. Genre boumbo vous voyez ?

Pour vous aider un peu :

Tigra
Tigra
Boumbo
Boumbo

Hein ?

Maintenant que tout le monde sait à quoi ressemble une Opel tigra, je peux continuer mon histoire.

Alors, on a fait la route, on à papoté tranquillement, courtoisement comme deux mecs qui font la route et qui n’ont rien d’autres à faire, et pis gégé m’à courtoisement proposé une sodomie, j’ai répondu non, poli, et comme il avait visiblement un problème d’évaluation des distances, je lui ai indiqué que le levier de vitesse de la tigra était quelque part entre le frein à main et l’allume cigare; pas dans mon jean ! Que de toutes façons j’avais faim alors j’allais peut être m’arrêter au bled suivant pour manger un petit bout truc.

Alors il s’est excusé, confus, j’le frais plus et tout ça… si tu veux j’ai un panier pic-nique on peut s’arrêter sur un chemin dans le bois pour déjeuner. Moi j’avais plus très faim sur le moment mais j’ai même pas eu le temps de crier au secours où de dire j’te préviens j’fais du karaté qu’on était déjà dans un chemin au milieu des bois… prêts à pique-niquer… et gégé toujours dans un élan de courtoisie et d’entraide m’a aidé à m’extirper de sa boite à savon en me plaquant la main au cul, bien entendu.

Alors moi je me suis assis, bien encré au sol et j’ai pris une fraise, parce que gégé me proposait de prendre une fraise dans sa barquette. Et il à dit « je vais pas manger tout de suite, faut que je me lave d’abord. Alors il à sorti une boite de lingette du coffre de sa smarties (le coffre de cette bagnole a une contenance incroyable), s’est mis tout nu… devant moi et s’est lavé les parties essentielles avec ses lingettes.

Et pis après , il est resté debout devant moi, toujours dans le même accoutrement et il m’a demandé si j’aimais les fraises… moi j’ai pas répondu, j’étais trop occupé à manger ma fraise en pleurant à l’intérieur. C’est exactement à ce moment là  que j’ai compris pourquoi les filles (enfin pas toutes, seulement les coincés) grignotaient tout doucement quand on les invitait à becter, c’est pas pour faire durer le suspens, c’es pour faire jouer la montre…

Alors ça se passe comme ça :

Il faut t’imaginer la scène classique, un homme une femme au resto, fin de dîner, dessert : fraises. Lui la regarde avec envie, elle grignote délicatement le fruit.

Première minute de grignotage :

Elle : je te vois venir toi avec tes allusions et ton regard salace…

Lui : J’ai bien fait de prendre une douche…

Deuxième minute de grignotage :

Elle : houla, deux minutes qu’il me regarde béatement suçoter ma fraise, ça devient tendu là… qu’est ce que je fais ? Si j’avale ça va l’exciter, si je recrache ça va l’exciter, si j’arrête de grignoter il va penser que ma bouche est libre… s’rait bien foutu de me rouler une pelle… en plus il a encore de la mayo sur la bouche… beurk.

Lui : Putain, j’ai vraiment bien fait de prendre une douche…

Troisième minute.

Elle : regarde ma bouche… t’as vu comme elle est toute petite…. tellement petite que je suis obligée de grignoter par petites bouchées, si tu crois que je vais te laisser mettre quelque chose la dedans tu peux te brosser !

Lui :  La vache… t’as vraiment un regard de cochonne, tu me met le grand chauve en orbite, je sens que ça va être chaud ce soir. J’ai vraiment trop bien fait de prendre une douche…

Quatrième minute

Elle : si tu crois que tu vas me ramener chez toi tu peux rêver, Ce soir tu vas te faire reluire le pingouin tout seul.

Lui : aïe aïe aïe… je vais te tartiner la biscotte…

Cinquième minute

Elle : Tu vois… il me reste encore au moins une demi-heure d’autonomie sur ma fraise…

Lui : Te dézinguer la paillasse….

Douzième minute

Elle : Mais y lâche pas… et son regard de psycho là… en plus il cocotte…

Lui : Te défriser la chicorée… te butiner la pâquerette…

Dix-neuvième minute

Elle : Plus que dix minutes d’autonomie, en plus y se met à baver marsupilami….  je ralentis.

Enfin bref…vous voyez l’idée.

Alors, camarade de sexe masculin, saches le c’est important : au bout de trois minutes de bouffage intensif de fraise, tu peux considérer que c’est mort ! Lâche l’affaire ! Rentre l’aigle royal dans son nid,  où le colibri dans une moindre mesure, c’est pas grave, on est pas la pour critiquer, et rentre chez toi. Au pire offre toi une petite séance de ciné d’art et d’essai ça calme. Mais attention hein… sois élégant en partant : paye au moins ta part, n’hésite pas si tes moyens le permettent, à offrir le café…

royal !

Bref, j’en étais où moi ? Ah oui… le pic-nique, bon je vous passe les allusions comme « fais attention de pas t’asseoir sur un caillou tu vas te faire mal à l’oignon. »

On a repris la route ensuite, lui le cœur serré, moi les fesses et on est arrivés à destination sans encombres. bon ceci dit, chemin faisant, j’ai eu droit à toute la palette de couleurs de l’arc en ciel.. de la tentative de corruption à la déclaration enflammée e passant par les promesses de me décrocher la lune mais ça j’avais déjà compris l’idée…

Voilà, maintenant, tu peux jouer avec moi à trouver de jolies expression pour désigner l’acte de l’amour tout nu dans un lit à baldaquin…

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27 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Leodamgan dit :

    Tu racontes tout ça avec un tel humour que c’est un régal de te lire (en toiut bien tout honneur, hein…).
    😉

    1. Ah ah… c’est un régal de faire ma thérapie et mon coming out ici 🙂

  2. Biancat dit :

    Gégé a eu un coup de coeur (heureusement pour toi ce n’était que le coeur…), que c’est mignon ❤ Je ne connaissais pas la technique de la fraise mais je la garde sous le coude ocazou ^^

    1. Ah oui bein ça a bien faillit passer au coup de gourdin… par chance, je ne fais jamais de stop en jupe… 🙂

  3. TK.Kim dit :

    C’est pour ça que j’évite les repas pour les premiers rendez vous, ainsi que les bars, qui pourraient servir des mijotos fraise ne contenant qu’une seule et œuvre fraise…

    1. Ah je vois… tu préfères passer directement à la suite… bonne technique, pas de perte de temps 🙂

  4. sarah dit :

    un truc qui me gêne…. tu manges les fraises avec du sucre ??? lol

    1. Mayonnaise ! Toujours. C’est plus goûtu…

  5. Très drôle ton histoire Sébastien. Heureusement pour toi, t’as gardé ton sang froid. Le sien par contre, semblait très chaud. Tu m’as fais rire énormément et pour le resto, c’était rigolo également. C’est vrai que ce ne sont pas les idées qui manque quand on est en manque !
    Ciao, à +

  6. Voilà, voilà… rien ne vaut l’expérience pour mieux comprendre son prochain… je veux dire sa prochaine!

    1. oui c’est vrai J’en ai tiré une expérience : ne jamais inviter une femme au resto tant qu’on a pas couché. Bon je suis quand même pas chien hein, si elle a vraiment faim je lui laisse le temps de s’offrir un mac do avant :+)

  7. Elisa dit :

    Un texte très drôle pour une aventure qui aurait pu virer au tragique. Merci d’avoir rappelé qu’une invit au resto n’est pas forcément un ticket gagnant pour un before…

    1. oui enfin faut tempérer, C’etait un mec sympa, pas franchement violent… ni pudique. non le resto n’ es pas une valeur sûre, tu as raison il y à des substances plus efficaces :+). merci elisa.

  8. gaïa dit :

    Je dirais même plus : Quelle idée de monter à bord d’une opel tigra rose conduite par un homme ? Si ça sent pas le goût du risque avant celui des fraise ça ! 😉

    1. elle etait pas rose en vrai la titi à gégé… C’etait pour en rajouter un peu. je n ai pas de photo de la tigre originelle…

      1. gaïa dit :

        En tout cas, ça rajoute à l’effet comique du texte j’adore te lire !

        1. oui c’est ce qu’on appele du comique de situation… :+)

  9. Je ne joue pas avec toi, passke t’es trop fort et que t’es sûr de gagner et que je suis très mauvaise joueuse, surtout quand j’ai perdu. Voilà.
    Merci pour ce moment de rire du petit matin, bonne journée, Sébastien !

    1. merci. heu tu vas bouder et jeter tous les pions au sol, croiser les bras en disant si c’est comme ça bein moi je re-jouerai plus jamais avec toi ?

      1. Un, je suis incapable de bouder. Deux, je ne dis jamais plus jamais, vu qu’on n’est jamais sûrs des toujours (tu me suis ?). Trois je crois que je croiserais les jambes plutôt que les bras, deux battements de cils et, d’une voix chaude et profonde (je m’entraîne) : « J’adore qu’un homme cherche à m’impressionner… » Et hop, ni vu ni connu, je reprends main et on a oublié que j’ai pris la dérouillée.

  10. Trop drôle.. meilleur que les fraises, qui sont pourtant excellentes en cette saison 🙂
    Mais quelle idée de faire du stop… tu ne sais pas que nous ne sommes plus dans les années 50 ? D’ailleurs, je l’ignore moi-même, n’ayant jamais fait du stop, surtout à cette période…
    Bon, au moins tu t’en es sorti indemne… je respire…
    Pour le lit à baldaquin, je repasserai, pas trop inspirée ces temps-ci 😛

    1. ah ah non on est plus dans les années 50… je n’y suis jamais allé. il etait pas méchant gégé, un peu surprenant… je n’ai jamais eu de mésaventures grave en stop à part la fois où j’ai failli prendre un coup de couteau par une lesbienne hystérique mais ça tu sais déjà, même fait de belles connaissances.

      1. J’ai adoré le coup des lingettes… comme le reste…
        Je ris encore de la lesbienne en folie 🙂
        Tu es une vrai aventurier, en somme…

        1. Un aventurier en somme… tu veux dire un rêveur ?

          1. Les deux, mon lapin 😛

Tu peux la ramener maintenant mon lapin !

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