Un bonheur à retrouver. Collection Harlequin

roman Harlequin

« Quand Olivia rencontre David Stuart, neurochirurgien à l’hôpital où elle est urgentiste, elle ressent un tel trouble qu’elle en a le souffle coupé. Et, au vu des regards brûlants que David lui lance, elle comprend bientôt que l’attirance qu’elle ressent pour lui est réciproque. Ce qui la plonge dans un profond désarroi, car… elle est enceinte. Comment, dans pareille situation, envisager une relation amoureuse avec un homme, si séduisant soit-il ? »

Si vous n’avez pas reconnu,  c’est la quatrième de couverture du roman Harlequin 1102, collection blanche. Et puisque, même si ça fait mal, il faut nommer les auteures lorsqu’on les cite, c’est de Anne Fraser.

Alors moi, je n’ai lu que la quatrième de couverture et, déjà, je me pose une foule de questions, à savoir :

  • Qui donc est la sale vieille enfoirure de résidu de fond de bidet malpropre qui a osé laisser traîner un Roman de la collection Harlequin bien en évidence sur mon lit ?
  • Pourquoi cet acte criminel, j’ai rien fait moi ?
  • Qui dans mes relations, peut bien avoir ce genre de lecture ?
  • David Stuart va-t-il sauter Olivia ?
  • S’il la saute lui fait l’amour avec tendresse, l’enfant va-t-il devenir de lui ?
  •  Auront-ils les moyens d’assumer le mouflet ?
  • Pourquoi n’ont-ils pas brûlé tous les livres comme ils l’avaient promis, enfin celui-là en tout cas ?
  • T’en a lu combien toi des romans Harlequin ?
  • Vous croyez que je vais lire cette œuvre, juste pour savoir s’il se la tape lui fait l’amour avec tendresse ?
  • Pourquoi y’a pas d’images ?
  • On est bientôt presque arrivés ?

 

Attention, c’est pas fini… une bonne histoire d’amour peut en cacher une autre ; quand y’en a pu y’en a encore ;  le deuxième effet kiss-cool ;  jamais deux sans deux sans trois , donc jamais un sans deux qui la tiennent… alors je vous le donne en mille, je n’irai pas par quatre chemins… il y a une deuxième histoire dans le bouquin ! Ouiiiii ! Youpiiiii !

Alors, je ne résiste pas, je vous en cite un passage, tiré de la quatrième de couverture encore, c’est qu’il s’en passe sur une quatrième de couverture de roman Harlequin boudiou !

Alors voici, mes très chères copines de blog hu hu hu -j’ai toujours rêvé de tenir un blog de fille pour pouvoir imiter les magazines féminins de… qualité et y mettre des beaux articles de pub pour mes godasses et mon parfum cochonel, et parler des boutiques où je vais acheter mes fringues et tout ça…- bref, je vous lis un passage de la deuxième histoire (chut) :

Défi pour une infirmière.  (ahhh, elle commence bien celle-ci, je salive d’avance…)

Depuis une rupture qui l’a beaucoup fait souffrir, Joni ne croit plus à l’amour. Et ce n’est pas sa rencontre avec le séduisant docteur Grant Bradley, nouvellement arrivé dans l’hôpital où elle est infirmière, qui la fera changer d’avis. Pourtant, face à l’irrésistible sourire du docteur Grant et à ses demandes répétées, elle finit par accepter un rendez-vous. Mais à une condition : si cette soirée doit avoir une suite, il ne pourra s’agir que d’une aventure sans attaches ni sentiments…

Bon, je passe sur le choix du prénom pour le personnage féminin, mais qui donc a l’idée d’appeler un personnage Joni ? Réponse : Janice Lynn. Je suis comme ça moi, je dénonce. (note, au passage, le splendide jeu de mots Rock’n Roll, relis s’il le faut).

Bon, je te la donne parce que je sens que tu vas pas oser demander : a l’idée… Joni. (je sais)

Ça se tient comme histoire je trouve hein ? Je respecte, bon, elle veut pas qu’il l’attache mais c’est pas grave, il y a une foule d’autres choses vachement sympas à faire à faire à deux pour qui n’a pas passé le stade de jouer au docteur et cherche forcément le non-amour auprès d’un beau chirurgien, urgentiste ou n’importe quoi d’autre pourvu que ça porte une blouse blanche et que ça s’appelle pas Marcel Martin.

Moi aussi, si une rupture m’avait fait souffrir, j’aurais certainement envie de me faire défriser la chicorée par un beau chirurgien portant un patronyme tout droit sorti d’amour gloire et beauté, à condition, bien sûr  d’être une jeune femme qui ne croit plus à l’amour, suite à une rupture qui m’a beaucoup fait souffrir… pas toi ?

Enfin bon, il y a quand même un petit truc qui me gêne au niveau de la sémantique,  pourquoi utiliser l’adverbe « pourtant » qui est sensé mettre en opposition les deux parties de cette magnifique présentation romantico-soporifique… bah oui. Elle ne croit plus en l’amour blablabla Pourtant grâce à son sourire ultrabright et patati et patata, le doc a les moyens de la passer à la casserole. Moi j’aurais plutôt mis la conjonction « donc » (mais qu’est tu bois doudou dis donc).

Allez on essaye :

Défi pour une infirmière cochonne.

Depuis que son mec est parti avec une autre, peut être pour de bonnes raisons, après tout on ne connait pas toute l’histoire, Joni n’a plus envie de s’emmerder avec un homme à la maison, ras la casquette de laver des chaussettes. Et ce n’est pas le docteur Grant Bradley, débarqué d’on ne sait où avec son sourire ultrabright et son beau diplôme payé par ses parents qui va lui faire changer d’avis, car… il pue des pieds. D’autant que, lui, de son coté, préfère largement aller tremper ses balloches dans tous les sens sans se faire chier avec une régulière,  donc : il la saute…

Voilà, toutes les parties sont maintenant dans le même sac, ça a plus de gueule comme ça non ? Je vais appeler monsieur Harlequin, faut que ça change !

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34 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Hahaha ! Ton résumé a plus de gueule (tu changes une lettre, tu vire le L – oui, j’ai osé), ça, c’est sûr.
    Des Harlequins, j’ai dû en lire une bonne dizaine, lorsque j’avais quinze ans : ma meilleure amie en avait « hérité » de sa marraine/d’une tante/d’une amie de sa mère/je ne sais plus qui et nous avions passé tout un après-midi, allongées sur des coussins, à nous esclaffer en lisant des scènes à voix haute.

    1. Collection Harequin… y’a de l’idée ! J’aurais aimé assister à cette scène de midinettes, ça me rappelle le jour où je me suis retrouvé seul dans un ciné rempli de teenagers femelles devant un film vaguement Osé (autorisé aux moins de 18), on entendait un murmure de temps à autres lors des scènes les plus trash où l’on voyait les pectoraux musclés de l’acteur principal. fin bref.

      1. Lol, nan, retirer le L de gueule et change la première lettre (oui, je sais, c’est nuuuuuuul) ahem, bon, je repars.

        Haha, j’imagine bien l’homme perdu au miliue de la salle.
        PS : je précise que si on rigolait, c’était à cause de la nullité des récits et non car on trouvait ça trop iiih ou oooh, hein ! 😉

  2. mke06 dit :

    Le remplacement de la conjonction est d’une logique incomparable.
    Quand je suis allée au Salon du Livre, je n’ai pu que m’étonner de ce paradoxe : à chacun de mes passages devant le stand d’Harlequin, celui-ci était vide, alors que c’est l’éditeur qui vend le plus. Ça doit donc être plutôt une lecture honteuse, de l’avis de ses lecteurs même. C’est comme de regarder du porno, en somme…

    1. Il faudrait peut être que les gens de chez Arlequin s’exposent au salon de l’érotisme plutôt qu’au salon du livre alors…

  3. dieudeschats dit :

    Première fois que j’arrive sur ce blog, j’ai failli repartir illico en lisant le titre… cela aurait été dommage 🙂

    1. Dieudeschats ? Dieudeschats ! Dieudeschats… alors…tu existes vraiment ? Quand j’étais petit garçon, j’ai perdu mon petit chat, il est mort et cette fois c’était pas de ma faute, pas comme pour mon lapin (les lapins sont très sensibles au courant électrique) alors, j’ai inventé une prière au dieu des chats que je récitais au dieudeschats tous les soirs pour qu’il le ramenne à la vie (svp lisez pas ça les autres hein, c’est entre dieu et moi) et c’est vrai hein, je priais tous les soirs, pendant au moins longtemps. Alors tu existes et tu me réponds enfin… Bah bienvenue alors ! Ps : oui cet article est une sorte de piège pour ramener les lectrices de monsieur Harlequin sur la bonne voie. Ps2 : s’il te plait, si tu penses me ramener mon Isidore (mon chat) maintenant, avant il faut que je sache deux choses : se souvient-il toujours de moi et n’est il pas un peu trop faisandé maintenant ?

      1. dieudeschats dit :

        Ah désolée je ne devais pas encore être en poste à ce moment-là, vois avec mon prédécesseur !

  4. Elisa dit :

    Faire de l’humour avec la lit-et-rature d’amour la plus célèbre de la planète (fleur) bleue ! Fallait oser… Bravo et tordant !

    1. Eh oui Elisa, le bonheur tient à peu de choses… il suffit de… tu sais… mettre les bons bons mots aux bons endroits et agrémenter avec des points de suspension un peu partout pour le suspens. 🙂

  5. Thaloue dit :

    Quand je pense que j’ai du lire 3000 Harlequin, et que j’ai même pas lu celui-là……!!!! Bon, ton résumé était suffisant, remarque , moins « fleur bleue » (Hum, hum….) mais tellement plus… euh…hilarant….J’ai ri à décrocher mon dentier….Merci….La prochaine fois, on passe à « La veillée des chaumières » ou « Le tricot pour les nuls… »

    1. Bienvenue, y’a plus qu’à commander, ça fera 3001 !

  6. J’ai cru rêver… toi et Harlequin….
    Heureusement, tu l’a réécrit a ta façon, ouf, je respire 😛

    1. Heureux de t’avoir fait rêver 🙂 Je pense bien que je vais m’attaquer au genre histoire de le décrasser un peu… idée à creuser.

  7. bleuemarie dit :

    Génial, et….attristant…toutes ces années ou j’ignorais tout…!!! et pourquoi diantre allais-je penser qu’Harlequin était un pantin.

    Bon je suis fatiguée, je vais me coucher…merci pour le bon moment 🙂

  8. Leodamgan dit :

    Mais j’en ai raté des choses à ne jamais avoir ouvert un de ces bouquins, dirait-on. Je n’ai même pas de connaissances qui en déposent sur mon lit, moi…
    Heureusement que tu es là pour nous en faire une magnifique critique littéraire.

    1. Ça c’est vrai… heureusement que je suis là !

  9. SpirituElle!Lui! dit :

    Harlequin: champion de l’amour! Il paraît. Mais j’aime lu jusqu’à aujourd’hui. Ton article à dc retablit ce malaise « cultureux »! Merci

    1. SpirituElle!Lui! dit :

      Jamais*

    2. De rien, je suis très heureux d’avoir participé à ta culture livresque. N’empêche que je mérite votre reconnaissance, j’ai pris cher sur ce coup là, une nuit cauchemardesque à rêver que j’étais un chirurgien sexy avec une libido exacerbé, une véritable horreur… je te passe les détails.

  10. Collection Harlequin… C’est bon à sucer mais à force ça te laisse des gros aphtes.
    Ps : Merci Seb, c’est la première fois que j’écris le mot « aphte ».
    🙂
    W.

    1. C’est sûrement un aphte manqué ! N’empêche que tu me portes la poisse, mon pc à planté cet après midi exactement au moment où j’ai voulu répondre à ton message ! 🙂

      1. Les virus circulent à travers les différentes ondes, c’est bien connu 😉
        W.

  11. giselefayet dit :

    Pliée en deux à la lecture de ce billet , j’adore quand tu revisites cette littérature .
    Bon week end
    Bisous

    1. Faut dire qu’il y a matière à revisiter, si c’était à refaire, je le referais….
      Merci, bon week end à toi aussi !

  12. Alors là, respect, fallait vraiment oser et tu l’as fait 😀 Simplement morte de rire ! 😀

    1. Merci Arwen, mais dis donc… tu en a mis du temps avant de me respecter ! 🙂

      1. Mais je t’en prie ! 😉

        …. bah m’enfin, je croyais que c’était évident 😀

  13. ftt c’est pas parce-que tu es un lapin que je suis une lapine…le lapin,moi je le fais en civet ça prend plus de temps lapinou:)

  14. Sourire je crois que je viens de passer à côté de la plus belle littérature qui soit..j’en deviens une colombine qui revient de Dallas où l’univers est impitoyable…lol merci à toi de me faire toujours sourire à la lecture de tes articles:)bon week-end.

    1. tiens, le retour de marguerite ! Mais où t’étais donc passée ? Qu’est ce que tu faisais à Dallas ? T’as vu JR ?

      1. non rires un immense bug qui a fichu mon blog en l’air..j’ai des portes fermées de partout..j’espère ne plus être coincée et,avoir l’agrément de te retrouver..

Tu peux la ramener maintenant mon lapin !

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